Et si choisir de vivre seule à l’année en van, c’était s’offrir enfin la liberté d’être pleinement soi ? C’est le pari qu’a fait Nina. À 27 ans, après un master de psychologie, un long voyage en sac à dos autour du monde et 800 km sur le chemin de Compostelle, elle décide de tout recommencer. Elle aménage seule son van, Homey Pie, sans aucune expérience, et prend la route pour de bon.
Au fil des kilomètres, elle découvre une vie minimaliste, des rencontres sincères, et surtout : le sentiment d’être à sa place. Aujourd’hui, elle partage son quotidien sur les réseaux, avec pour mission d’aider d’autres personnes à oser vivre en van à l’année, en solo, sans peur et sans compromis.
De psychologue à vanlifeuse : changer de vie pour se retrouver
Nina a longtemps suivi un chemin bien cadré. Pourtant après l’obtention de son master de psychologie sa curiosté du monde la pousse à partir voyager.
Après deux ans de voyage en sac à dos autour du monde, dont un long passage en Australie, Nina rentre en France à la suite d’une rupture amoureuse. Perdue , elle a besoin de réponses. Elle part marcher 800 kilomètres sur le chemin de Compostelle, seule, pour y voir plus clair. Et c’est là que l’idée prend forme : transformer l’argent économisé à l’autre bout du monde et un héritage de son grand père en une maison sur rue, promesse de liberté.
Elle achète un Ford Transit L3 H2, Homey Pie, et apprend à tout faire de ses mains. Elle ne connaît rien au bricolage, mais elle se lance. Tutos, essais, erreurs : pendant un an et demi, elle aménage seule son van. Et partage son aventure sur les réseaux sociaux, sans filtre, avec naturel et humour. Rapidement, une communauté se forme, et les rencontres s’enchaînent.

Le grand départ : des festivals pour célébrer la liberté

Nina planifie son départ autour d’un objectif concret : participer au salon En Van Simone à Issoire. Une façon de fixer une date butoir, de se motiver à terminer l’aménagement… et surtout, de concrétiser les liens créés en ligne.
Les premiers jours, seule sur la route, sont bouleversants. Elle pleure de joie. Une partie d’elle a peur. Peur d’avoir peur, peur d’être seule. Mais plus elle s’enfonce dans la nature, plus elle se sent libre.
Les nuits dans Homey Pie sont calmes. Les oiseaux au réveil. Et ce sentiment nouveau : pouvoir être dehors, tout le temps.
Sa venue au festival confirme ses choix. Elle enchainera avec le Festival envie d’ailleurs à Fréjus puis le Camper Van à Brissac.
« Avril, c’était le mois le plus fou de ma vie : trois festivals, trois interviews, des rencontres incroyables. »
Le quotidien nomade : liberté, autonomie et sécurité
Quand on demande à Nina si le fait de vivre seule en van demande des ajustements, elle confie que cette expérience lui a surtout permis d’apprendre à aimer sa propre compagnie. Seule sur la route, elle se découvre un peu plus chaque jour.
Pour autant, cette aventure en solo ne signifie pas qu’elle souhaite rester seule indéfiniment. Un jour, elle aimerait partager cette vie nomade avec quelqu’un, mais sans renoncer à l’équilibre et à la liberté qu’elle a appris à cultiver.
Pour voyager l’esprit plus tranquille, Nina a équipé son van d’une alarme Thitronik, d’un traceur GPS et d’un système de blocage à distance. De quoi protéger sa maison roulante et continuer l’aventure en toute sérénité.
Financer sa vie sur la route : saisonnière et libre
Malgrés son diplôme, aujourd’hui Nina réalise qu’elle ne veut plus exercer en tant que pyscologue. Elle est en pleine reconversion, et cherche encore sa voie. Ce qui l’anime aujourd’hui : le travail manuel, le bois, l’aménagement, le partage.
En attendant, elle finance sa vie nomade grâce au travail saisonnier : jardinière dans un jardin remarquable en ce moment, barmaid cet été …
Ses dépenses sont réduites : pas de loyer, peu de charges. C’est plus facile pour elle de mettre de l’argent de côté. Elle vit plus simplement, et surtout, à son rythme.
« En un mois, j’ai réussi à mettre 1000€ de côté. C’est bien plus facile que dans une vie sédentaire. »

Une nouvelle vie de rencontres et d’adaptation
Vivre en van, ce n’est pas toujours simple, mais c’est souvent magique. Nina s’attendait à des galères… Finalement elle a surtout découvert un sentiment profond d’adéquation à sa propre vie.
« Je suis surprise de voir à quel point je suis bien avec moi-même. Je n’ai pas peur. Je suis faite pour ça. »
Elle rencontre des gens qui lui ressemblent, qui partagent ses valeurs, son amour de la nature, ses rêves d’autonomie. Des connexions instantanées, comme si elle n’était plus seule à voir le monde autrement.
Et pour la suite ?

Nina ne sait pas encore combien de temps elle vivra ainsi, mais après ces premiers mois sur les routes réussis, nul doute qu’elle va continuer à expérimenter la vie nomade. Ce qu’elle sait, c’est qu’elle cherche sa voie professionnelle, qu’elle veut construire quelque chose qui a du sens.
Ce qui marque chez Nina, c’est sa joie de vivre, son énergie communicative et son envie de découvrir toutes les possibilités que la vie peut offrir.
Son message est clair :
« On est nos propres limites. Nos peurs sont souvent basées sur l’ignorance. Il faut être sacrément courageux pour les dépasser, mais ça change une vie. »
